3.3.22. Fiche 04 microMicro faciès 04
SILICO CLASTIQUE
RUDITE CONSOLIDEE
CONGLOMERAT
Eléments figurés :
regroupent les trois classes granulométriques (rudite, arénite, lutite) Hétéro granulaires, très mal classés comprenant : (photo 170)
1) des éléments poly cristallins correspondants à des fragments de roche très mal classés Quartzite (1) : constitué d’une mosaïque composite de quartz dont les limites ne sont pas rectilignes, mais engrenées mutuellement (photo 171), parfois ces grains présentent un allongement préférentiel : une telle disposition est caractéristique d’une origine métamorphique.
2) des éléments monocristallins constitués de :
- Quartz (2)
- Feldspaths très abondants, plagioclases reconnaissables à leur macle poly synthétique (photo 172). Certains grains de feldspaths (photo 173, 174, 175) présentent un aspect « trouble », « picoté » accompagné d’une teinte dans les bruns, dû à l’altération et à la présence des produits de cette altération sous forme de petits grains très fins à forte biréfringence (probablement du mica séricite ou chlorite, peut être de l’argile). On remarquera sur certains grains une altération préférentielle le long des plans de macle qui sont des plans de faiblesse.
- Micas (3) biotite (micas blanc) en LPA, forte biréfringence et teintes de polarisation vives.
On peut distinguer sur la même lame (photo 176, 177) toutes les phases d’altération du mica depuis les formes non altérées (fraîches) jusqu’aux formes très altérées en fibrolithes. Certains fibrolithes ont une teinte brune très marquée (photo 178) qui pourrait provenir des oxydes de fer libérés lors de l’altération de minéraux ferro magnésiens tels que la biotite. En effet, on peut remarquer que ces fibrolithes présentent une légère teinte verdâtre qui pourrait les faire attribuer (???) à de la vermiculite ou de la chlorite, minéraux d’altération des biotites .
Texture :
jointive
Phase de liaison :
Matrice argilo gréseuse plus ou moins ferrugineuse.
On distingue : des zones grisâtres (en LPNA) homogènes et peu structurées, présentant, en LPA, des points de forte brillance (à biréfringence élevée) parfois colorées en rouge orangé ou brun. Ces zones correspondent, probablement, à de l’argile détritique (boue argileuse) pouvant être colorée par des oxydes de fer.
Des zones plus structurées, présentant une certaine brillance (photo 179, 180) et une biréfringence élevée avec des teintes de polarisation vives. On peut parfois distinguer des structures en « flammèches » (photo 178, 181). Cette argile provient, probablement, de l’altération de micas et feldspaths. Ce type de phase de liaison est souvent dénommé « ciment » de diagenèse .
Dans les interstices et les fractures, on observe des oxydes de fer brun rouge (photo 181) provenant de la précipitation du fer issu de l’altération de certains minéraux décrits ci-dessus.
CONGLOMERAT : faciès « Vieux Grès Rouges »
La biotite ou mica noir s’altère fréquemment en vermiculite et en chlorite avec départ de fer qui précipite à proximité, voire sur place. Le minéral perd alors sa teinte brune et vire au vert pale. La muscovite ou mica blanc est plus stable et moins altérable. Cette différence d’altérabilité fait que la muscovite est beaucoup plus fréquente dans les roches détritiques que la biotite.
Pour les phases de liaison argileuse il est très difficile de faire la part qui revient à l’apport détritique terrigène de celle qui revient à l’altération diagenétique. Aussi, par simplification, nous donnerons le nom de matrice à toute phase de liaison argileuse.
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